Système financier

Fonctionnement du secteur financier à l’île Maurice 

En Afrique sub-Saharienne, l’Ile Maurice est reconnu comme étant l’une des économies les plus dynamique. L’île Maurice a été classé 25èmeau classement de World Bank's Doing Business et se classe désormais à la 25e position sur 190 pays, et le meilleur N°1 parmi les pays africains.

 L’île Maurice a donc réalisé une énorme avancé de 24 places par rapport au classement de l’année passé, en effet Maurice était en 49position.

L’île Maurice a consolidé sa position d’économie la plus compétitive en Afrique subsaharienne devant d’autres pays tels que le Rwanda (41), le Maroc (69), le Kenya (80), le Botswana (81) et l’Afrique du Sud (82).

L’île Maurice a enregistré des progrès remarquables avec des succès importants sur les plans économique et social, du fait d’une bonne gouvernance et stabilité économique et du bon niveau de développement de l’infrastructure juridique, financière et commerciale.

Cette petite démocratie adhérant aux pays de l’OCDE a réussi en quelques années à créer une économie ouverte, accepté, respecté et pleinement intégrée dans les marchés mondiaux.

Maurice est classé dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, avec l’un des niveaux de bien-être social les plus élevés d’Afrique, et un revenu par habitant de 7 250 dollars américains en 2008.

Du point de vue de la parité du pouvoir d’achat, le PIB par habitant, estimé à 9,760 dollars américains en 2011, est le quadruple de la moyenne africaine.

Cette formidable économie Mauricienne est tournée vers l’industrie dynamique des services financiers, du tourisme et des exportations de sucre et de textiles.

L’économie a enregistré une croissance annuelle moyenne de 4,8 % entre 2006 et 2008, mais la croissance a reculé depuis 2009, du fait de la détérioration des termes de l’échange, en raison de l’expiration de l’Accord multifibres, de la chute des cours du sucre, et des répercussions de la crise mondiale qui ont eu un impact négatif sur le tourisme et la demande pour les exportations, en particulier les textiles.

La croissance du PIB réel est passée de 5,5% en 2008 à 3% en 2009, avant de remonter à 4% en 2010.

La croissance du PIB réel est projetée à 4,1% en 2011 et à 4,2% en 2012.

Cependant, une grande dépendance des secteurs des exportations et du tourisme à l'égard des économies européennes rend le pays dépendant au progrès de la reprise économique de la zone euro.

Maurice dispose d’un système financier relativement bien.

L’infrastructure de base de ce secteur, pou exemple les systèmes de paiements, de négociation des titres et de règlements, est moderne et efficace, et il y a un large accès aux services financiers, avec plus d’un compte bancaire par habitant.

La croissance du secteur financier se fait à une cadence rapide : le montant total des actifs des banques atteignait 300 % du PIB à la fin de 2008, contre 200 % en 2002.

A cet effet, Maurice s’est acquis une réputation d’important centre bancaire offshore, attirant des capitaux du monde entier y compris l’Asie et les Etats unis. 

À l’heure actuelle, Maurice est la plus grande source d’investissement direct étranger à destination de l’Inde.

Les autres éléments du secteur financier sont de taille bien plus petite : les actifs des secteurs de l’assurance et des pensions représentent l’équivalent d’environ 50 % du PIB, et la capitalisation du marché boursier représente environ 80 % du PIB.

Le montant total des actifs des 13 institutions non bancaires acceptant des dépôts et soumises à la règlementation, dont les sociétés de crédit-bail et les institutions financières étatiques, est l’équivalent de près de 15 % du PIB:

· ABC Finance & Leasing Ltd.

· Barclays Leasing Company Limited

· Capital Leasing Ltd

· Finlease Company Limited

· Cim Leasing Ltd

· Global Direct Leasing Ltd

· La Prudence Leasing Finance Co. Ltd

· Mauritius Housing Company Ltd

· Mauritian Eagle Leasing Company Limited

· SBM Lease Limited

· SICOM Financial Services Ltd

· The Mauritius Civil Service Mutual Aid Association Ltd

· The Mauritius Leasing Company Limited


Le système bancaire bien développé et efficace, constitué de 18 banques acceptant des dépôts, reste fortement concentré, avec les deux plus grandes banques détenant environ 70 pour cent de tous les actifs bancaires:

· Bank of Baroda

· Banque des Mascareignes Ltee

· Barclays Bank PLC

· Deutsche Bank (Mauritius) Limited

· First City Bank Ltd

· Habib Bank Limited

· HSBC Bank (Mauritius) Limited

· Indian Ocean International Bank Limited

· Investec Bank (Mauritius) Limited

· Mauritius Post and Cooperative Bank Ltd

· P.T Bank Internasional Indonesia

· SBI International (Mauritius) Ltd.

· South East Asian Bank Ltd

· Standard Bank (Mauritius) Limited

· Standard Chartered Bank (Mauritius) Limited

· State Bank of Mauritius Ltd

· The Hongkong and Shanghai Banking Corporation Limited

· The Mauritius Commercial Bank Ltd.

 

Toutes les banques demeurent bien liquides, bien capitalisées et rentables, avec des prêts à faible rendement représentant 2,6 pour cent de tous les prêts en juin 2009.

Les banques semblent être en bonne position en dépit de la crise et elles détiennent actuellement très peu d’actifs toxiques (grâce au fait que les opérations sont financées principalement par les dépôts domestiques plutôt que par les emprunts étrangers interbancaires), maintiennent presqu‘un tiers de tous les dépôts en actif liquide ou presque liquide disponibles, ont une exposition limitée aux participations, et disposent de positions d’échange étrangers qui offrent une certaine protection contre des dépréciations de taux de change.

Les ménages mauriciens ont un accès pratiquement universel aux comptes d’épargne et un accès raisonnable au crédit personnel de base, mais les financements à terme et à plus haut risque sont plus limités.

Il ressort d’une enquête conduite en 2009 qu’il y a 2 011 comptes bancaires pour 1 000 adultes à Maurice, soit la densité la plus élevée en Afrique.

En outre, des modèles d’affaires innovants sont bien développés : la State Bank de Maurice, Orange et Emtel ont récemment noué un partenariat pour offrir des services bancaires mobiles de pointe à leurs clients.

Afin d’améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux financements, le Gouvernement a apporté une contribution d’environ 12 millions de dollars américains pour la création d’un fonds pour les PME.

Ce fonds permettra aux PME d’obtenir des prêts auprès des banques commerciales, avec des participations de parts de plus de 10 %.

Maurice est un pays relativement actif sur les marchés des capitaux : 41 sociétés ont déjà été admises à la Stock Exchange of Mauritius (SEM), en plus des fonds mutuels et des bons du trésor qui y sont cotés. L’infrastructure institutionnelle et technique de la SEM est hautement développée, mais le marché est caractérisé par le faible volume des transactions et le faible niveau de liquidités, caractéristiques des économies de taille restreinte. À la fin de 2009, la capitalisation du marché était d’un niveau de 171 % du PIB, et le ratio de rotation était de 20 % de la capitalisation boursière moyenne. À l’instar des autres bourses du monde, la SEM a été touchée par les effets de la crise financière mondiale. Le principal indice boursier, le SEMDEX, a chuté de 42 % en 2008 et cette tendance a continué jusqu’au début de 2009 avant de se remettre au milieu de l’année suite au redressement de l’économie mondiale.

Le marché des instruments à taux fixe est relativement bien développé. La « Bank of Mauritius (BOM) » émet régulièrement divers fonds d’Etat et, jusqu’en avril 2011, le pays avait reçu une notation de Baa2 pour les devises locale et étrangère de la part de Moody’s.

Les entités institutionnelles ont par le passé émis diverses obligations non gouvernementales vendues sur le SEM et le conseil mauricien d’OTC, mais les nouvelles émissions ont été limitées suite à une révision de la politique fiscale sur les paiements d’intérêts.

A la fin de décembre 2009, aucune obligation institutionnelle n’était sur le marché. Le marché secondaire est également assez actif.

L’accès aux marchés obligataires est assez libre ; les investisseurs individuels peuvent acheter les obligations d’état à travers les enchères, la bourse des valeurs, les spécialistes de valeur du Trésor (SVT) ou les négociations au comptant directement à la BOM, alors que le public peut accéder au marché par les SVT, les banques et les courtiers autorisés.

Toutefois, la base d'investisseurs est en grande partie dominée par les banques commerciales qui représentaient 51 pour cent du marché en juin 2009.

Le marché des produits dérivés à Maurice est développé, mais le volume d'échange demeure petit et il est composé généralement de taux d‘intérêt et de devises dérivées.

Les contrats à terme avec une teneur maximum de 12 mois sont commercialisables et modérément liquides. On s'attend à ce que les opérations boursières augmentent après l’ouverture par le « Global Board of Trade Ltd. (GBOT) » d’un échange de produits dérivés en 2010 où une série de produits dérivés africains est offert.

En 2007, le montant total des primes d’assurance était l’équivalent de 4,1 % du PIB.

Ces dernières années, la concurrence dans le secteur de l’assurance s’est intensifiée, ce qui témoigne d’une lutte pour récupérer des parts de marché, en l’absence de grosses pertes liées aux cyclones.

Les primes ont baissé, et certains segments, tels que l’assurance automobile, affichent maintenant des coefficients nets d’exploitation bien plus faibles.

Cependant, le secteur reste fortement concentré, avec les trois plus grands groupes d'assurance représentant environ deux-tiers de tous les actifs de l'industrie.

Le cadre réglementaire limite les investissements dans les actifs étrangers à 25 pour cent de tous les actifs pour toutes les compagnies d'assurance, à l’exception de l'assurance-vie étrangère et les sociétés générales d'assurance qui ne peuvent pas s'engager dans les investissements étrangers.

Maurice dispose d’un régime de retraite solide.

Bon nombre de régime de retraite opèrent dans le pays et jouent un rôle important dans le marché obligataire. Parmi ces institutions se trouve le National Pension Fund (NPF) qui, selon les derniers chiffres, dispose d’actifs estimés à environ 21 % du PIB.

Plus de mille régimes de retraite professionnels financés sont présents et jouent un rôle important dans le marché des instruments à taux fixe.

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